Être né quelque part

Le recyclage d’illustration
Durant mes nombreuses années de formation j’ai accumulé des centaines et des centaines de dessins qui sont aujourd’hui enfermés dans des cartons. Trouvant leur sort assez triste, j’ai imaginé une façon de les recycler, une manière de leur rendre hommage, bref, une façon de leur trouver une utilité réelle afin que perdure leur vie.

L’idée
Outre le fait que la femme n’a aucune identité et qu’elle est enceinte, les copeaux de crayon symbolisent la fragilité de son corps et le changement. Lorsqu’une femme est enceinte son corps entier se transforme, que ce soit physiquement ou psychologiquement. Les copeaux sont comme des petites molécules qui vont et viennent, qui peuvent représenter une humeur, des sensations, des changements physique ou des douleurs. Voulant garder ce côté mystérieux et d’interprétation propre à chacun je me devais de trouver un titre dans ce sens. Je me suis alors souvenu d’une chanson de Maxime Le Forestier, apprise à l’école primaire et qui pouvait coller avec mon dessin.

On choisit pas ses parents,
on choisit pas sa famille
On choisit pas non plus
les trottoirs de Manille
De Paris ou d’Alger
Pour apprendre à marcher
Être né quelque part
Être né quelque part
Pour celui qui est né
c’est toujours un hasard
nom’inqwando yes qxag iqwahasa

Être né quelque part
C’est ainsi qu’est né cette couverture de livre.
Maintenant il ne me reste plus qu’à l’écrire…